Charterstone – notre premier jeu legacy

Hello à tous !  Comment ça va aujourd’hui ? Bien j’espère ?  Ici je lutte férocement avec les microbes.  C’est d’ailleurs entourée par un troupeau de mouchoirs (glamour hein ?), que je vous écris cet article.  Je ne suis décidément pas une fille hivernale, en ce moment au moindre coup de froid je tombe malade.  Mais rassurez-vous, cet article ne sera pas une chronique de doctissimo.  Je vais plutôt vous parler d’un tout nouveau jeu arrivé tout juste dans notre ludothèque (merci Asmodée).

Un jeu différent de tout ce qu’on avait testé auparavant (et on en a testé beaucoup pourtant). Un jeu qui se construit au fil des parties.  Alors si vous avez grandit en jouant à Age of Empire, Simcity ou Colons de Catane vous devez surement avoir comme moi, la fibre des jeux de constructions et développement en vous.  Et si vous avez toujours rêvé de bâtir votre propre village, développer son économie et faire grandir son influence, Charterstone est le jeu qu’il vous faut.

Qu’est ce qu’un jeu legacy ?

Comme je vous le disais, Charterstone n’est pas un jeu comme les autres.  Un jeu legacy c’est un peu un mélange entre “le livre dont vous êtes le héros” et “Unlock!” (une mécanique d’avancement basée sur des cartes).  Au fil des scénarios ( douze scénarios constituent la campagne) l’histoire va progresser et les règles vont se révéler avec l’apparition de nouveaux éléments de jeu.  Une expérience de jeu vraiment particulière.  En découvrant le jeu petit à petit vous vivrez réellement une histoire avec une intrigue ponctuée de nombreuses surprises.  Et finalement une campagne unique basée sur vos actions et décisions.

Un jeu legacy est donc un jeu “héritage” où les joueurs modifient de façon irréversible le plateau de jeu et ses composants avec des autocollants.  Ils pourront ainsi réellement impacter le jeu et poursuivre l’histoire de partie en partie.  Ainsi les joueurs pourront nommer les personnages, coller les bâtiments construits sur la carte là où ils de désirent et aussi ajouter les règles au fur et à mesure dans le livret.  Oui mais alors c’est du “one shot” ?  Une fois les 12 scénarios de la campagne achevés, le jeu est bon à jeter ?  Et bien non !  Car contrairement aux autres jeux legacy, Charterstone pourra être joué à l’infini (ou bien être rechargé avec d’autres cartes) comme un simple jeu de placement (avec un plateau unique que vous avez créé).

Il était une fois le Roi Éternel…

” Le royaume prospère de Greengully, gouverné pendant des siècles par le Roi pour toujours, a publié un décret à ses citoyens pour coloniser les vastes terres au-delà de ses frontières. Dans le but de créer un nouveau village, le Roi de toujours a choisi six citoyens pour la tâche, chacun ayant un ensemble unique de compétences qu’ils utilisent pour construire leur charte.” 

Ce jeu compétitif à l’évolution coopérative peut aussi bien être joué à 6 qu’en solo (grâce à une version avec automate).  L’histoire est néanmoins toujours la même, il vous faudra aider notre bien aimé Roi Éternel à bâtir un nouveau village en produisant des ressources, transformant celles-ci en argent et en choisissant les bonnes cartes.  Pour remporter la victoire il vous faudra tenter d’obtenir le plus de points de victoire que possible (via l’ouverture des charterstones, en construisant des bâtiments, etc).  Choisissez votre emplacement et votre couleur parmi les 6 grandes plaines verdoyantes, traversez les nuages et plongez dans l’univers fantastique de Charterstone.

Bâtissez votre village

Comme dans les grands jeux de placement vous devrez faire des choix judicieux en plaçant vos ouvriers, bâtissant des constructions utiles pour développer la carte et débloquer l’histoire en ouvrant les contenus cachés (via des coffres fictifs).  Il reste assez similaire à des jeux tels que Cuba, Caylus ou Colons de Catane quant à la mécanique du jeu.  La différence étant la narration et la progression à travers les cartes de l’index.

Suivez le jeu et construisez votre propre expérience

Cette lourde boîte de jeu comprend plus de 200 jetons en bois, 350 cartes uniques, 36 pièces métalliques et 75 caisses à découvrir.  Vous y trouverez aussi des boîtes de rangement, un index et un livret de règles. Le matériel de jeu est tout simplement magnifique.  Les illustrations sont douces, un poil enfantines et plaisent autant aux joueurs qu’aux joueuses.  Tout est d’excellente qualité (les cartes, les stickers, les pions, les pièces etc).  Le plateau de jeu est très grand ce qui est appréciable pour s’imaginer réellement un développement sur plusieurs parties et encore plus si on joue à 6.  Il y a de nombreuses boîtes de rangement, on voit que tout a été bien pensé.  Et le nec plus ultra ? Les pièces métalliques !

Le fait que toutes les règles ne soient pas dévoilées en début de partie permet de démarrer rapidement et facilement la partie.  Cela apporte néanmoins une certaine zone de flou, avec certaines règles qui peuvent porter à interprétation.  Soyez donc confiant et patient, le jeu se révélera de parties en parties et les règles se préciseront au fur et à mesure. Référez vous à la charte du jeu (les chroniques), elle évoluera au fil des parties (avec les stickers que vous y collerez).

Bien plus qu’un jeu de placement

Plus qu’un jeu c’est véritablement un voyage.  Ce jeu est une vraie merveille à tous points de vue.  Nous avons actuellement joué les deux premiers scénarios (à deux) sur une soirée.  L’expérience est vraiment super, c’est addictif et on attend avec impatience d’avoir le temps pour poursuivre les prochains scénarios (a priori demain si  tout va bien ^^).  Même si les premières parties sont parfois un peu lentes et à tâtons (le temps de s’habituer au fonctionnement) on a vraiment apprécié. On est curieux de voir où tout cela va nous mener et quelles sont les prochaines surprises que le jeu nous apportera.  Si vous voulez je vous referai un article une fois la campagne finie.

Le bémol ?  Sans doute le prix.  Parce qu’il faut l’avouer la qualité a un prix.  Avec un tel matériel de jeu (presque 3 kilos _) et l’expérience proposée il vous faudra compter environs 70 euros pour Charterstone.  Ce n’est finalement pas excessif à côté de ce que représente une partie d’Escape game ou le prix moyen d’un bon jeu de plateau.  Mais il est vrai que l’on y réfléchit quand même à deux fois.  Je ne pourrai donc pas vous en dire plus, car c’est en jouant qu’on devient un vrai joueur.  Je pense que c’est une expérience qu’il faut vivre et non lire.  Bref si vous aimez les jeux de construction et que vous avez envie de vous plonger dans une aventure en 12 chapitres, Charterstone est fait pour vous !

5 thoughts on “Charterstone – notre premier jeu legacy

  • Reply Brian 24 janvier 2018 at 11 h 46 min

    J’ai commencé une campagne, arrivé à la partie 4 bientôt : c’est excellent… Certes, les règles sont un peu mal traduites pour 2/3 points, mais rien de grave (il faut quand même lire les FAQ sur le site de STONEMAIER). Le Graphisme est somptueux, ouvrir un coffre jubilatoire…. et le fait de pouvoir jouer “normalement” après la campagne est top !!

  • Reply The Sexy Chemical Company 25 janvier 2018 at 10 h 38 min

    Merci pour la découverte :)

  • Reply La_bretonne 28 janvier 2018 at 10 h 04 min

    Ca a l’air sympa. À essayer après le pandemic legacy :-) merci pour ces détails.

    • Reply Billie 30 janvier 2018 at 8 h 18 min

      Avec plaisir ! :)

  • Reply Marnheus 17 février 2018 at 14 h 38 min

    Yep Charterstone ça déboîte ;)
    Sinon, ne pas hésiter à s’inscrire sur le groupe Facebook (https://www.facebook.com/groups/charterstone/) et à poser ses question, y compris en Français. On a la réponse en général en moins d’une minute, régulièrement directement par l’auteur du jeu :)

    Sinon dans le genre legacy, le boss c’est Pandemic Legacy qui est une pure tuerie niveau storytelling

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