Greenville 1989

Dans quelques jours commence le festival de Cannes. Non pas celui avec le tapis rouge, le bling bling et tout le gratin du cinéma. Le festival dont je te parle c’est celui qui présente les nouveautés ludiques et qui récompense les meilleurs jeux du moment. Je vous avais déjà parlé hier de Zombie Kidz Evolution qui est nominé pour l’As d’Or dans la catégorie enfant et qui pour moi mérite largement de remporter le titre (file vite lire l’article !). Aujourd’hui je vous reviens avec une nouveauté ludique très très attendue : Greenville 1989. J’ai eu la chance de le tester il y a quelques jours grâce au Grand Manitou, François du belgoludiconews (si vous ne connaissez pas allez vite jeter un coup d’oeil !). Et même si généralement j’attends d’avoir fais plusieurs parties avant de rédiger un avis, avec l’imminence de Cannes j’ai un peu dérogé à ma règle. Alors enfile tes Nike, prends ton walkman et ton bandana, et viens faire un bond dans les années 80 avec moi !



Back to the 80’s

Nous voila donc à Greenville, une petite ville américaine, en pleine pop culture des années 80. Madonna et Michael Jackson se partageaient les hits et les geeks naissaient devant les minitels et consoles Nintendo. Ah, la belle époque… Tout était fun et coloré dans les eigthies. Et à Greenville, un petit groupe d’ados avait prévu d’aller faire une partie de bowling. Sauf que rien ne se passe jamais comme prévu dans les séries américaines. Fini la couleur, la ville est tout à coup plongé dans une version bien moins joyeuse d’elle même. L’ambiance est au paranormal et à l’épouvante (un peu comme dans un épisode de Stranger things). Mais que va-t-il advenir de Cindy, Julius, Brandon et Marty ? Ce qui est certain c’est que le Bowling c’est pas pour tout suite.



‘Cause this is thriller, Thriller night

Alors ok ça sent bon le pop corn et le parfum des années 80 mais à part ça, on joue comment ? Greenville 1989 est un jeu coopératif narratif proposé par la jeune maison d’édition Sorry we are french. Un thème fort et puissamment illustré qui se joue avec plus de narration qu’un Dixit et beaucoup plus de rythme qu’un Mysterium. La mécanique descriptive et d’association d’idées restent la même mais avec un côté histoire (d’horreur) beaucoup plus marqué. Les parties durent environs 30 minutes et se jouent de 3 à 6 joueurs.


If there’s something strange in you neighborhood, Who you gonna call?

Ghostbusters ! Et oui, dans les années 80 pas de téléphones portables ! Nos amis devront donc user de leurs psychisme pour communiquer entre eux et tenter de se retrouver dans ces univers cauchemardesque. N’ayant plus aucun repère ils leur faudra décrire l’endroit et la situation où ils sont (sur la carte) et surtout communiquer sur ce qu’ils ressentent et ce qu’ils vont faire (je suis dans un vieux salon, un téléphone rouge est sur le mur et le sol est couvert d’ossements. Je ne me sens pas très à l’aise dans cet endroit et je pense que je vais essayer de téléphoner pour demander de l’aide, peu être que quelqu’un me répondra). N’hésitez pas à donner un maximum de détails et à raconter votre histoire pour que les autres joueurs puissent se faire une idée de votre état.


Lost in the dark

Une fois que chaque personnage a prit la parole, le guide (maître du jeu) révélera de nouvelles cartes (autant qu’il y a de personnes plus une – pour l’ectoplasme dont je vous parlerai ensuite). Ces nouveaux lieux seront la suite de l’histoire. Selon ce que vous avez raconté, le Guide attribuera alors secrètement une carte à chacun des joueurs (en posant un pion à son effigie face cachée). Les joueurs devront ensuite se concerter pour essayer de faire les mêmes choix que leur guide (faute de quoi ils risqueraient de se perdre). Les joueurs récupèrent ensuite leurs nouvelles cartes, en cas d’échec le joueur perdu s’éloigne sur l’un des chemins du plateau de jeu. Le Guide change et une nouvelle manche commence.


Ectoplasmique

Mais méfiez vous car l’ectoplasme pourrait vous faire tomber dans un piège (car il sert de personnage supplémentaire). A vous d’avoir de la suite dans les idées et surtout d’être sur la même longueur d’ondes. Pour gagner la partie tous les joueurs devront détenir au moins 4 cartes et personne ne devra avoir atteint la dernière case des chemins. Soyez donc à l’écoute et attentif à ce que vivent et voient vos acolytes. Avec un peu de chance et aidé par les objets rétro, vous réussirez à vous retrouver et peut-être même à vous en sortir vivant !



Chéri, fais moi peur !

Je vous l’avais dit, Greenville 1989 est assez similaire à Dixit (en bien plus dark et plus rétro). Il y a néanmoins une ambiance bien plus présente et surtout un fil qui permet non pas d’associer par rapport à un concept mais bien comme la succession d’une histoire. C’est fluide, dynamique et vraiment prenant. Moi qui ne suis pas du tout adepte des films d’horreur j’ai vraiment été fascinée par les illustrations (qui sont pleine de références cinématographiques). Pas besoin d’avoir une imagination débordante pour pouvoir y jouer, mais mettez-y du coeur parce que votre vie en dépend !


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