J’ai survécu au test du triangle #27semaines

Hello tout le monde ! Comment allez vous ?  Je vous partage un article un peu différent aujourd’hui.  Je viens vous parler de mon expérience avec la fatidique étape du test du triangle.  Je pense que c’est le moment terrifiant et redouté par toutes les femmes enceintes : le test de glycémie appelé aussi test du triangle.  Le but est donc de saturer votre corps en glucose afin de voir comment il réagit et de mesurer la réaction du corps avec des prises de sang répétées.  J’ai eu envie de vous partager un bout de notre journal de grossesse de l’époque ainsi que quelques petits conseils.  J’espère que ça pourra aider certaines d’entre vous : )

C’était en 2012

« Aujourd’hui nous avons été faire le test du dépistage du diabète de grossesse appelé « test du triangle »… Pourquoi triangle ? aucune idée ! Ça peut venir des trois prises de sang à intervalles réguliers d’un heure chacune, ou en allusion au triangle des Bermudes dont on ne revient jamais… en tout cas une chose est sure c’est pas le bonheur !  En principe les femmes font le plus petit test appelé « O’sullivan » qui contient moins de sucre et ne nécessite pas autant de temps ou de piqûres… mais comme j’ai pris beaucoup de poids (trop de poids) il a semblé bon à mon gynéco de me faire passer directement le big test.  Bref, ce matin on se rends pas très réveillés (sauf le Pixel qui réclamait déjà son petit déj) à la Polyclinique de Nivelles.  On s’était dit que tant qu’à faire, autant ne pas attendre à l’hôpital et rentrer entre les différentes prises de sang.  Autant vous dire de suite que ça n’est pas du tout autorisé. Pas le choix, il faut patienter sur place pour éviter que les résultats ne soient altérés.  Après avoir perdu plus d’une heure à attendre à la réception (bug informatique combiné à des réceptionnistes qui cancanent entre elles), nous avons encore attendu une demie heure pour la première prise de sang suivie par l’absorption d’un concentré de glucose hautement écœurant au goût d’orange.

Dans la salle d’attente, une autre femme enceinte venait de faire la première étape du test et se sentait vraiment très mal… là d’un coup on a qu’une envie : fuir !  Mon tour… enfin… on regroupe alors tout son courage et on s’assoie sagement dans le fauteuil pour se faire piquer.  L’infirmière me sert alors un verre orange fluo en me précisant que la mieux est de le boire très vite… oui enfin moi j’ai pas fais mon baptême et je ne suis pas du tout douée en à-fond.  Je dois quand même admettre que je m’attendais à une boisson au goût encore plus dégueulasse.  Il faut dire que lors de notre passage à Las Vegas nous avions tester une trentaine de produits dérivés de la marque Coca-Cola et certains étaient bien pires.

C’est là que rien ne va plus… Comment expliquer ? D’un coup la tête se mets à tourner, on sent la tension qui vacille et la température du corps qui grimpe.  On a envie de vomir / dormir / et prendre l’air… mais on ne peut rien faire… excepté prendre son mal en patience (chose qui risque de m’arriver encore pendant quelques mois).  On se sent fébrile et le fait d’être en position assise n’est vraiment pas agréable (bébé comprime l’estomac qui a déjà du mal à comprendre ce qui lui arrive) et la sensation de tournis ne disparaît pas.  Après quelques minutes j’en pouvais plus… et comme c’est un tout petit centre de soins ils n’ont prévu aucune salle de repos pour permettre aux gens qui se sentent mal de s’allonger.  J’a donc repéré trois chaises en plastiques libres au loin et j’ai alors décidé en désespoir de cause d’en faire un lit.  Oui je sais je devais avoir l’air maline… n’empêche que quand on se sent mal on s’en fout des conventions et du regard des autres !

C’est dans ses moments là aussi qu’on apprend à mieux se connaître (bien que ces dernières années j’ai déjà appris pas mal). Dans la douleur on a deux solutions : soit on affronte en solo et on se replie sur soi, soit on s’appuie sur son compagnon et on décide alors d’avancer ensemble.  Lors de notre dernier rendez-vous d’haptonomie nous avions déjà évoqué cela afin de préparer au mieux l’accouchement.  J’avais justement partager le fait que j’avais parfois tendance à me refermer sur moi comme un hérisson et n’autoriser personne à m’approcher lorsque je suis en souffrance.  Mais de plus en plus j’arrive à laisser de la place à Charlie grâce à notre relation toute particulière.  Et aujourd’hui encore j’ai pu sentir que je ne serai pas seule dans la douleur.  Notre haptonome nous avait raconté que certaines femmes, malgré la présence de leur compagnon se sentais seule et avait très mal vécu cela.  Je sais que avec Charlie je ne ressentirai jamais cette solitude.  Nous sommes deux, toujours… et bientôt trois.  Dans les bons et les moins bons moments.  Je n’ai pas peur de me montrer faible, fragile ou effrayée, parce que je sais qu’il me connaît entièrement. C’est difficile à expliquer, sans doute parce que notre histoire est hors normes. »

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En 2016 avec quelques conseils

Avec le souvenir « douloureux » de mon expérience précédente, j’appréhendais énormément ce nouveau rendez-vous (limite plus encore que l’accouchement !).  C’est donc avec beaucoup de stress et des pieds de plomb que nous avons pris la route vers la clinique.  Fort de notre expérience, nous avons décidé de trouver un endroit plus adapté pour ce type d’examen.  Pensez donc à vous renseigner à l’avance pour savoir comment (et où) se déroule le test et si une salle et des fauteuils sont mis à disposition des femmes enceintes.  Je pense que l’infirmière a bien senti que j’étais très angoissée et elle a été aux petits soins pour moi.  Le déroulé du test est le même que celui fait 4 ans plus tôt avec néanmoins une modification au niveau de la composition du produit.  L’infirmière m’a vivement conseillé de choisir la version au citron plutôt que celle à l’orange qui est bien plus facile à digérer (et qui ne goûte pas pour autant le canard wc).  Le délai entre les prises de sang est toujours le même mais les effets sont clairement bien moins difficiles à supporter (surtout quand on est couchée, ainsi l’estomac n’est pas comprimé).  Bref, bien que ce ne soit pas un moment particulièrement agréable, lorsque les conditions sont bonnes, c’est tout à fait surmontable.  Je vous conseille vraiment de bien vous renseigner sur le lieu, d’y aller accompagné, de prendre de quoi vous occuper (ou de quoi occuper votre accompagnant si comme moi, vous êtes plutôt à la limite de la méditation), de vous habiller avec des couches facilement retirables et des vêtements confortables (le legging est le mieux) et finalement de choisir la version au citron.   Après keep cool, c’est pas drôle mais on y survit toutes et finalement c’est pas si terrible que ça : )

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La robe vient du site Envie de fraise, je vous fais un article là dessus tout bientôt :)

Plein de bisous & prenez soin de vous !

billlie

One thought on “J’ai survécu au test du triangle #27semaines

  • Reply Bebloom 10 février 2016 at 9 h 38 min

    Ah là là je compatis!! je trouve ce test absolument détestable aussi, j’ai tout tenté pour l’éviter la 3ème fois… Je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas plutôt un test « avant » et « aprés » un repas classique voire après 2 pains au chocolat, vu que dans la vraie vie, je pense que personne ne va s’amuser à ingurgiter autant de sucre d’un coup… Et il semble que les résultats ne soient pas toujours très fiables, plusieurs de mes copines ont dû suivre le traitement parce qu’en fait, elles ont l’habitude de manger peu de sucre et leur corps n’a pas supporté cet apport soudain! Je me demande si dans les autres pays, ils vérifient de la même façon… Bref, ravie que ces tests soient finis!! Bonne grossesse;-)

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