Je ne suis pas Charlie

Ceci n’est pas le genre d’article que vous avez l’habitude de lire sur mon blog.  Je m’excuse d’avance car il ne sera pas empreint d’optimise et de légèreté.  Je ne vous parlerai pas d’une chouette découverte ou de photos de famille.  Ce soir c’est le coeur noyé par la peur et la colère que je décide de partager ma voix.  Je ne suis pas célèbre, je n’ai aucun pouvoir, je ne crois pas en un dieu (quel qu’il soit), je ne me bats pour aucune cause, je suis personne.

Cette journée a été difficile, ce n’est pas la première. L’histoire est faite d’injustice et de sang versé.  Les hommes sont incapables de vivre ensemble, tout est prétexte à une guerre, un conflit ou une émeute.  Ce soir c’est la liberté de la presse qui a été visée.  Je n’ai pas du tout envie de polémiquer sur tout ça parce que au final quelque soit les chemins que peuvent prendre une discussion, on finit toujours par arriver au même constat : c’est injuste, c’est horrible, c’est inhumain.

Alors ce soir j’ai fais a manger à mes hommes. On a parlé fort pendant le repas parce que tout ça nous provoque colère et tristesse.  Le petit quand à lui n’a évidemment rien compris (et tant mieux).  Et au final il en reste la peur.  Parce que oui ce soir (mais pas seulement) j’ai peur.  Peur de ce qu’est devenu l’humanité, peur de sortir de chez moi, peur pour mon fils et pour son avenir.  Alors je mets cette fameuse citation en photo de profil FB, pour me donner bonne conscience, pour montrer une sorte de respect aux familles des victimes… Pour faire quelque chose.

Mais au final à quoi ça sert ?  Forcément on ne peut pas rester sans rien faire face à cette montée en puissance du chaos.  Mais comment lutter ?  Ce soir, mon Charlie était révolté et cette impuissance face à tout ça le rendait fou.  Parce que au final, il n’y a pas de solution.  Le racisme est un raccourci vite fait qui ne mènerait qu’à agrandir un peu plus le fossé qui se creuse et déboucher sur une guerre.  Parce que oui on en est là.  75 ans plus tard on a pas tellement évolué.

Ce soir j’ai mis du vernis… en pleurant.  Oui ça parait idiot.  Les gens meurent, comment puis je oser faire quelque chose d’aussi inutile ?  Parce que je ne sais que faire d’autres.  Marcher dans la rue, crier ma colère, écrire de longues lettres assassines ?

Ce soir j’ai peur.  Je pense à toutes ces causes que je ne peux pas porter, à la planète qui s’éteint, aux animaux qu’on massacre, aux enfants qu’on oublie, aux gens qui crèvent de faim et à ceux qui s’entre-tuent et sèment la terreur.  Est ce ça l’avenir de nos enfants ?  Tout cela est il vraiment inévitable ? Et même fuir… Pour aller ou ?

Je ne suis pas Charlie.  Je ne suis personne.

Pardon pour ce texte décousu et mal écrit.

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