Quetzal, la cité des oiseaux sacrés

Notez bien cette date dans votre calendrier, car aujourd’hui n’est pas un jour ordinaire. C’est un pas énorme dans l’histoire de l’humanité que vous allez franchir. Non, je ne vous parle pas des élections américaines ou de la découverte d’un vaccin miraculeux contre le covid. Mais de quelque chose de bien plus exotique… car après des centaines d’années de recherches de générations qui vous ont précédées, vous avez enfin découvert l’entrée de Quetzal, la mystérieuse cité des oiseaux sacrés. Cette cité antique remplie de vestiges et d’artéfacts avait réussi à garder son emplacement secret jusqu’à aujourd’hui. Désormais ses trésors sont à votre portée.

Oui mais vous n’êtes pas seul. D’autres équipes d’explorateurs et d’archéologues sont sur les traces de la cité eux aussi. Et telle une malédiction digne d’un filme d’Indiana Jones, les dieux feront tout pour protéger leurs secrets. La cité commence à s’effondrer et vous n’aurez que quelques jours pour parvenir à récupérer le plus de trésors possibles. Entourez-vous de la meilleure équipe, choisissez soigneusement les artefacts à rapporter et faites bon usage de vos actions.

Quetzal est un très beau jeu de pose d’ouvriers mêlant stratégie, collections et enchères. Imaginé par Alexandre Garcia et mit en couleurs par Nastya Lehn c’est le nouveau jeu proposé par Gigamic. Un exotique jeu de plateau familial pour 2 à 5 joueurs à partir de 10 ans pour des explorations allant de 30 à 60 minutes.




Un travail d’équipe

Pour une telle mission, il va vous falloir une équipe de choc. Chaque joueur possède une poignée de meeples à sa couleur ainsi qu’un chef d’équipe. Au début de chaque jour (manche) tous les joueurs lancent leurs meeples (un peu comme des osselets). Selon la manière dont ils terminent leur envolée sur la table, ils deviendront soit des archéologues soit des aventuriers.

Si le meeple tombe sur le côté blanc ce sera un archéologue et s’il est sur la face noire c’est une aventurier. Quand il est indécis et tombe sur le côté, il peut être soit l’un soit l’autre. Et parce qu’être débout c’est toujours mieux, les meeples qui finiront sur leurs deux pieds rapporteront 1 pièce en plus d’offrir le choix de leur attribution. C’est un joli twist au côté classique de la pose d’ouvriers et qui apporte une dose supplémentaire de hasard ainsi qu’un côté régressif au jeu (on est comme des gosses à lancer nos petits bonhommes).



On ne peut pas être partout…

La constitution de votre équipe définira vos possibilités de jeu. Pour cette mission, vous allez avoir du pain sur la planche et vous allez devoir être sur tous les fronts (récupérer les artefacts, constituer une collection, livrer les précieux objets au port etc). Chacun à leur tour, les joueurs vont pouvoir investir un lieu du plateau (avec un ou plusieurs de leurs meeples). Mais les lieux ne sont forcément ouverts à tous, certains seront uniquement accessibles aux archéologues quand d’autres seront ouverts aux aventuriers. Certains lieux demanderont une petite compensation financière ou ne seront accessible qu’à l’équipe ayant misé le plus de meeples. Il n’y aura donc pas de place pour tout le monde et évidemment les premiers arrivés seront les premiers servis. L’intérêt est donc de choisir ce qui compte le plus et de bien réfléchir à ce pourquoi on est prêt à dépenser des pièces ou des meeples.

Certains cartes vous font de l’oeil (comme cette carte de momie qui vaut beaucoup de points) mais vous louchez aussi sur cette amélioration qui pourrait vous rapporter gros… Evidemment vous ne pourrez pas tout faire et d’autres que vous s’empareront sans vergogne de votre place si vous ne la saisissez pas immédiatement… terrible dilemme.



C’est moi que tu reliques comme ça ?

Une fois que tous les meeples seront répartis sur l’île, on peut procéder à la phase d’activation des lieux (selon l’ordre établi sur les bannières). Les joueurs récupéreront alors les cartes qu’ils ont acquérit, les pièces et les améliorations et feront également progresser leurs pions sur les différentes pistes de score.

Toutes les reliques n’ont pas la même valeur. Evidemment la poterie est précieuse mais certainement moins qu’un vestige de momie ! Et les collections seront d’autant plus appréciées à mesure que vous livrerez 1, 2 ou 3 cartes de la même catégorie. Le tableau de répartition des points est indiqué en dessous de chaque carte. Préférez donc avoir une main de 3 cartes similaires plutôt que de faire de petites livraisons de pièces uniques. Certaines reliques vous rapporteront également un bonus (en points, pièce ou progression).

Mais attention, car pour que ces trésors vous rapportent des points, vous devrez les avoir livrés au port (et cela n’est pas gratuit). Il faudra donc veiller à sa trésorerie, ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre au risque de ne pas avoir le temps de tout livrer.



On s’améliore de jour en jour

Vous avez compris l’essentiel du jeu et ses mécaniques. Je me dois encore de vous parler des améliorations (sous forme d’hexagones) que vous pourrez acquérir. Certaines améliorations vous seront utiles tout au long de la partie et pourront vous rapporter des bonus supplémentaires tandis que d’autres (avec une croix) auront un usage unique (vous rapporter des pièces par exemple). Votre personnage pourra compter un maximum de deux améliorations actives différentes. En fin de partie toutes les améliorations (même celles déjà utilisées) vous rapporterons des points.



Version deux joueurs

Le jeu est assez tendu car on veut tous les meilleurs cartes et être les premiers à choisir. Nous n’y avons joué qu’à deux, confinement oblige, mais avec la présence d’un joueur automate et des caches sur certaines zones. A chaque manche, avant de pouvoir placer nos meeples, on tire une carte et on place les meeples du joueur fantôme sur les emplacements indiqués. C’est simple et efficace et cela permet de complexifier l’accès à certains lieux et d’en bloquer d’autres. J’ai hâte de pouvoir y rejouer en groupe, ça doit pas mal pousser des coudes sur le plateau !



Quetzal c’est pour nous une jolie surprise ludique. J’avoue que j’étais un peu blazée des jeux de pose d’ouvriers car je trouve souvent que ça manque de dynamisme et que les temps de réflexion rendent parfois la partie un peu longue. Pas de temps mort ici, on a beaucoup aimé l’accessibilité du jeu et le fait que tout soit cohérent et fidèle au thème. On est toujours comme des gosses à encourager nos meeples lors du lancé et bien que ce soit un jeu familial il n’en est pas moins fourni en stratégies.


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